Aigues-Vives possède une particularité historique rare : c’est probablement le seul village dont les arènes ont été inaugurées par un président de la République. Il y a quatre-vingts ans, la commune rayonnait par sa richesse et la réputation de son négoce de vin. C’est dans ce terroir qu’a grandi Gaston Doumergue, fils de viticulteur local, avant de connaître l’une des plus prestigieuses carrières politiques de France. Successivement ministre, président du Conseil, président du Sénat et chef de l’État, il est toujours resté profondément attaché à ses racines. Il venait régulièrement s’y ressourcer et s’y est éteint en léguant sa demeure à la municipalité. Le jour de l’inauguration des arènes par l’enfant du pays, Président de la République © D.R Depuis huit décennies, les arènes aiguivoises vibrent au rythme des traditions camarguaises. Elles ont vu défiler des cocardiers de légende tels que le Sanglier, Clairon, Paty ou Mounia, et ont célébré le talent de grands raseteurs, à l’image du regretté Sabri Alouani ou de l’enfant du pays, Patrick Castro, figure emblématique du trophée des As. J’ai pu assister au début du mois de juin aux traditions taurines et la course camarguaise (sans mise à mort) dans les arènes Gaston Doumergue d’Aigues-Vives